L'histoire de la modernisation des réseaux est généralement racontée à travers ce qui va suivre : des connexions par fibre optique plus rapides, une couverture 5G plus étendue, une capacité accrue des centres de données, ainsi que les infrastructures nécessaires pour répondre à la demande croissante en matière de connectivité, de cloud, de services mobiles et de services critiques.
Mais chaque mise à niveau et chaque déploiement s'accompagnent d'une autre dimension : celle de la technologie qui est retirée du réseau. Les équipements qui ne sont plus nécessaires dans une partie de l'infrastructure n'ont pas nécessairement atteint la fin de leur durée de vie utile, et les actifs retirés d'un réseau peuvent servir à un autre déploiement, éviter une production inutile, générer un retour sur investissement et permettre de conserver des métaux précieux au sein de l'économie britannique.
La manière dont sont gérées les technologies réseau obsolètes a une incidence sur la performance carbone et oriente les décisions d'achat, là où les objectifs de développement durable rejoignent les opérations quotidiennes.
Pour David Evans, directeur des produits et de la récupération des actifs chez TXO, la priorité est de veiller à ce que les organisations disposent des processus, des données et de l'expertise nécessaires pour saisir cette opportunité.
« Chaque mise à niveau du réseau soulève la question du devenir des équipements mis hors service. La récupération, la réutilisation, la revente et le recyclage doivent être pris en compte dès les premières étapes de la stratégie réseau, afin de préserver au maximum cette valeur. »
Transformer le matériel mis hors service en un impact mesurable
La collaboration de longue date entre TXO et Virgin Media O2 illustre bien l'ampleur de cette démarche. Au cours des dix dernières années, ce partenariat a permis d'éviter l'émission de 5 262 tonnes de CO₂e en continuant à utiliser des équipements réseau mis hors service plutôt que de les remplacer, ce qui équivaut à retirer plus de 1 100 voitures de la circulation pendant un an.

La plus grande partie de cette économie, soit 4 575 tonnes de CO₂e, provient de la remise à neuf d’équipements récupérés, tels que des commutateurs, des routeurs et des cartes de ligne, puis de leur remise sur le marché des télécommunications. 687 tonnes supplémentaires proviennent du fait que Virgin Media O2 s’est procuré des équipements de remplacement sur le marché de l’occasion plutôt que d’acheter du matériel neuf.
Paul Franey, responsable de la logistique inverse chez Virgin Media O2, a déclaré :
« Notre réseau est au cœur des services que nous fournissons chaque jour à des millions de clients. Nous avons donc la responsabilité de gérer la technologie qui le sous-tend de manière à garantir ses performances, sa résilience et sa pérennité à long terme. »
« Notre collaboration avec TXO nous apporte la visibilité et l’expertise nécessaires pour identifier les équipements qui peuvent encore jouer un rôle au-delà de leur déploiement initial. Cela nous aide à préserver la valeur de nos actifs, à réduire les achats superflus et à donner une seconde vie à davantage de technologies, dans le cadre d’une stratégie réseau plus résiliente et plus responsable. »
Lorsque les équipements ont véritablement atteint la fin de leur durée de vie utile, ce programme permet d’éviter qu’ils ne finissent en décharge. Au cours de cette même décennie, TXO a ainsi recyclé plus de 690 tonnes d’équipements de Virgin Media O2, soit environ le poids de 50 bus à deux étages.

Les matériaux récupérés comprennent des câbles, des blocs d’alimentation, des routeurs, des commutateurs et des cartes processeurs, l’acier, l’aluminium et le cuivre représentant près de 60 % du poids total recyclé. En récupérant et en traitant ces équipements au Royaume-Uni, notamment dans son site du sud du Pays de Galles, TXO soutient l’orientation de la stratégie du gouvernement britannique relative aux minéraux critiques, « Vision 2035 », qui fixe comme objectifs d’augmenter les capacités de recyclage nationales, de réduire la dépendance vis-à-vis des chaînes d’approvisionnement internationales et de couvrir 20 % de la demande britannique en minéraux critiques grâce au recyclage d’ici 2035.

Ce partenariat soutient également le « Responsible Business Plan » de Virgin Media O2 en contribuant à mettre l’accent sur l’économie circulaire et à prolonger la durée de vie des technologies, qu’il s’agisse des appareils, des réseaux ou des infrastructures. Il confère au marché de l’occasion un rôle plus stratégique, en contribuant à maintenir la disponibilité du matériel tout en prolongeant la durée de vie des équipements au-delà de leur premier déploiement.
Rendre la circularité mesurable
Une planification fiable repose sur des données solides. Le « Carbon Calculator » de TXO, développé en collaboration avec le cabinet international de conseil en climatologie Carbon Trust et intégré à sa plateforme de gestion d’actifs i-TRAC, a été conçu pour quantifier les choix circulaires en matière d’approvisionnement, de récupération des actifs, de démantèlement et de gestion du cycle de vie. Il mesure les économies de CO₂e réalisées grâce à l’achat d’équipements reconditionnés et les émissions évitées par la revente des actifs excédentaires, puis met ces chiffres en parallèle avec le rendement financier.
Aleyn Smith-Gillespie, directrice et responsable mondiale des TIC au Carbon Trust, a déclaré :
« Prolonger la durée de vie des produits grâce à une conception améliorée, à l’utilisation de matériaux recyclés, ainsi qu’à la réutilisation, à la réparation et à la remise à neuf constitue un levier essentiel de décarbonisation pour les entreprises du secteur des TIC et des télécommunications, mais le défi consiste à quantifier ces réductions d’émissions et à démontrer leur impact. C’est précisément là que le calculateur de carbone peut faciliter la prise de décision. »
David Evans a ajouté :
« Lorsque les organisations peuvent évaluer leur empreinte carbone parallèlement à leur rentabilité commerciale et à leur taux de valorisation des matériaux, elles sont en mesure de prendre des décisions plus éclairées en matière d'économie circulaire. C'est ce qui permet de transformer la technologie de la « seconde vie », qui n'est au départ qu'une ambition en matière de développement durable, en un élément pouvant être planifié, géré et mesuré. »
Avec l'expertise, les données probantes et la stratégie de commercialisation adéquates, une technologie réseau obsolète peut continuer à fonctionner bien après avoir quitté son premier site de déploiement. Sa première vie est peut-être terminée, mais sa valeur ne doit pas nécessairement l'être.
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